A l’origine des problèmes que l’on rencontre (de santé, malaises, reproductions, sentiment d’impuissance ou de tourner en rond…)
on constate souvent des traumatismes et des chocs émotionnels négatifs, pour lesquels nous n’étions pas préparés.
Que fait la souris juste avant de se trouver coincée dans les pattes du chat ?
Elle fait la morte. Que faisons-nous, humains, lorsque nous sommes confrontés à un danger qui dépasse notre capacité à y faire face ?
Nous aussi, nous nous figeons.
Le travail thérapeutique vous permet d’achever un processus en agissant sur 3 niveaux, psychique, cérébral et relationnel.
Il vous stabilise dans une sécurité, vous êtes ancré(e) et ressourcé(e) avant de pouvoir travailler avec n’importe quel matériel traumatique.
Il se fonde sur le modèle Intelligence Relationnelle® qui a été développé à partir des données des neurosciences récentes relatives à l'attachement
et la prise en compte de la neuroplasticité dans le processus thérapeutique, par François Le Doze, médecin neurologue et psychothérapeute.
Le modèle repose sur la dynamique relationnelle entre la personne et son thérapeute,
ainsi que chez la personne elle-même.
Elle y associe les recherches sur le Système Nerveux Autonome (SNA) avec la Théorie Polyvagale de Stephen W. Porges,
et les apports de l’Internal Family System (IFS) de Richard Schwartz.
Le travail psychothérapeutique s’appuie sur :
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« L’ici et maintenant », sur les sensations et les mémoires du corps et sur les ressources qui apparaissent.
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Une visée d’autonomie, de conscientisation, et d’apprentissage qui s’effectue dans le champ de résilience de la personne en thérapie.
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La régulation (corégulation et autorégulation) qui permet d’apprendre à sortir d'une situation où l'homéostasie (équilibre) de son système est perdue.
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L'engagement et les ressources relationnelles : bienveillance, authenticité, absence de jugement définitif et de dogme, confiance, reflets miroir, métacognition.
La Théorie Polyvagale
La Théorie Polyvagale explique le rôle du Système Nerveux Autonome dans notre sentiment de sécurité ou d'insécurité.
On travaille sur la reconnaissance des signaux et indices dans le corps et l'environnement qui indiquent du danger,
à permettre au corps d’achever la réponse, généralement de fuite ou de combat, qu’il aurait voulu réaliser au moment de l’événement pour faire face au danger.
Le travail est de rétablir en douceur les cycles de l’interaction entre le sympathique et le parasympathique.
Stephen W. Porges, P.H.D. est Professeur en Psychiatrie et en Génie Biomédical et Directeur du Centre Brain/Body à l’Université de l’Illinois à Chicago.
Il est l’ancien Président de la Fédération des Sciences Comportementales Psychologiques et Cognitives et de la Société pour la Recherche Psychophysiologique.
Il est à l’origine de la théorie Polyvagale qui apporte un éclairage sur des symptômes observés dans plusieurs troubles comportementaux, psychiatriques et physiques.
La théorie relie l’évolution du système nerveux autonome à l’expérience de l’affect,
l’expression émotionnelle, la gestuelle du visage, la communication vocale et le comportement social contingent.
La théorie polyvagale, « science de la connexion » permet de mieux comprendre le rôle du système nerveux autonome (SNA)
alors qu’il influence nos expériences de sécurité et a des répercussions sur notre capacité à établir des connexions.
La théorie polyvagale est particulièrement pertinente pour comprendre les effets des traumatismes
et l’influence du système nerveux autonome (circuit de sécurité autonome).
L’Internal Family System (IFS)
L'IFS a mis en évidence la notion de parties de soi protectrices. Le travail permet de désamalgamer, différencier,
et de redonner sa place au Self, instance régulatrice du système, qui a des qualités relationnelles pour harmoniser notre système intérieur.
Il a été développé, au début des années 80, aux États-Unis, par Richard Schwartz,
et figure désormais sur la liste des pratiques dont l'efficacité est prouvée scientifiquement (Evidence-based Practice).
Il reconnaît la nature complexe et multiple du psychisme, composé de sous-personnalités, appelées « parts ».
Il identifie ainsi le Self (ou siège de la conscience) comme instance régulatrice, médiatrice, thérapeutique et organisatrice du monde des sous-personnalités.
L'une des spécificités de l'approche IFS repose sur la manière dont elle articule, sur le plan thérapeutique,
la mise en relation du Self avec l’ensemble des parts. En effet, le Self, d'un côté, et les parts, de l'autre,
sont dotés d'une capacité relationnelle innée les unes vis-à-vis des autres. Or cette fonction est affectée dès lors que l'individu manifeste
à l’âge adulte des symptômes psychiques résultant d’expériences traumatiques passées. Restaurer cette capacité permet
à la personne de pouvoir explorer en toute sécurité le monde de ses sous-personnalités et d'accéder aux épisodes passés où les parts traumatisées sont restées figées.